Cette année comme chaque année, j’ai envoyé des dizaines de vœux. A des nouveaux ou des anciens amis, à des collègues présents ou passés, à des gens croisés, rencontrés de ci, de là.
Avec la technologie, mes envois peuvent être plus nombreux : lettre, cartes virtuelles ou non, mails, coups de téléphone, sms et je peux même le faire ici.
Alors : Bonne année à tous ceux qui me lisent, aux rares qui prennent la peine de passer ici. Je vous souhaite tout ce qu’il y a de meilleur au monde.
Cette année, comme chaque année je vais attendre, espérant un dixième, peut être deux de réponse, comme un sémaphore perdu au bout du monde qu’on aurait oublié de débrancher…
Pour l’an neuf, aurais-je plus de réponses que les années passées ? Pour l’an neuf vais-je avoir des surprises ?
J’avance vers le neuf, mais j’ai peur qu’il soit semblable au vieux…
L’année commence dans la tristesse. Je ne sais plus vers où je vais, je ne sais pas ce qui m’attend, déjà je suis épuisée devant tous ces jours à traverser. Je commence cette année comme la précédente, quelle déception !
Vains semblent être restés les efforts faits ; inutiles les questions que je me suis posées, les souvenirs déterrés.
Je pensais qu’avec la compréhension viendrait l’apaisement de mon âme, il n’en est rien.
Soit je n’ai rien compris aux origines de mes maux, soit je n’en ai pas touché encore la surface. Je me pensais sur la route du changement, ce que je vois dans cette année écoulée me donne le vertige, entre l’impression de n’avoir rien fait et celle d’en avoir trop fait, je ne me retrouve plus, je ne sais plus ce qu’il en est vraiment.
Combien de larmes faudra t’il encore verser ?
Je n’ose plus les montrer, je n’ose plus demander de l’aide, je m’épuise et je ne peux qu’épuiser les autres. J’en ai marre, voilà, mais de quoi ???