Intro-extra-version

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi, juin 12 2008

Case 31, le puits.

J’suis tombée dedans, j’aurais du m’y attendre, c’est mon age...

Epreuve du jour.

Cet après-midi je vais tenter de franchir une nouvelle étape dans le chemin vers mon futur.
Pour aller vers l’avenir, je refais le passé.
Tests, entretiens, sélection…Il s’en est passé des années depuis. A l’époque j’avais peur mais l’enjeu était moindre.
Aujourd’hui je ne peux pas louper. Je démarre à peine : un échec et je cale.
J’ai mes expériences mais je n’ai plus la confiance d’alors, où ma vie avançait tranquille et sans anicroche. J’avais la chance que tout roule, mes débuts en tout : amour, boulot, indépendance mais depuis les rouages se sont grippés. Ce que je pensais si beau m’a amené à sombrer. La vie m’a fait des croches pieds, le nez sur le carreau c'est dur de se relever.
J’ai peur, j’angoisse. Refaire ce que j’ai déjà fait, réussir ce que j’ai déjà réussi, revivre ce que j’ai déjà vécu, recommencer mais tout est si différent. Aujourd’hui il faut y aller en adulte. Aujourd’hui on ne me demandera pas les mêmes choses qu’à 20 ans, leurs attentes seront différentes, leur regard également. Et moi je me sens moins qu’à 20 ans, à cette époque ou bien que perdue je n’avais pas autant conscience de mon mal être, je croyais en l’avenir, j’avais des rêves d’éternité, de progression.
10 ans plus tard je repars de zéro, je change de route, je change tout.
J’ai pris le mauvais chemin et il va falloir s’en justifier. Il va falloir parler, expliquer, argumenter.
Comment faire ?
Parler avec mon cœur ? Mais il ne parle pas mon cœur, il bat…
Parler avec ma tête ? Mais elle se vide devant les inconnus.
Aujourd’hui il va falloir que je me dépasse, que je reste concentrée, que je me souvienne de ma vie, de mon parcours et de mes motivations. Je me prépare depuis quelques jours, pas question d’amnésie ou de timidité aujourd’hui…
J’ai peur, j'angoisse. J’ai l’impression de jouer ma vie.
Si je loupe aujourd’hui, que vais-je faire de mon avenir ? Repartir comme depuis quelques mois, sans but, sans vie ? Ca ne peut plus durer…
Il est l’heure !

Aujourd’hui encore, je vais mettre dans ma poche tous ces gens que j’aime, me rappeler leur sourire, leur chaleur et leur force.
J’y vais…

lundi, juin 9 2008

Nidification.

A défaut d’avoir brisé toute sa coquille, l’oiseau s’est trouvé un nouveau nid.Un petit nid à peine fini. Un petit nid rien qu’à lui.

Il s’éloigne de ce qu’il a connu, il quitte sa région, sa famille et des amis. Il quitte la Loire, la larme à l’œil et le coeur plein d’espoir.

Là, au pays des collines, il a trouvé un point d’ancrage. Un point de départ?

lundi, mai 5 2008

Compte à rebours J-2

Je suis allée chercher mes billets de train. Je ferais l’aller-retour dans la journée, je ne veux pas rester seule, ni le matin, ni le midi et surtout pas le soir.

J’ai demandé à ma grande amie de manger avec moi, je crois qu’elle me fera un de ses tours de magie après lequel je me sentirais pleine de force, de patience, de sagesse pour aller affronter cette épreuve.

Je compte les jours depuis une semaine mais j’évite d’en parler pour ne pas voir mon état de stress grimper comme une sitelle se jetant sur une graine…

Cependant aujourd’hui la pression est montée d’un coup et j’en ai parlé à droite, à gauche.
J’ai d’abord une grande peur de me retrouver face à lui et une immense colère, sans parler d’un reste de tristesse face à ce gâchis qui aurait du cesser bien plus tôt…

Ma colère réveille la rancœur et j’en viens à souhaiter que la vie soit fidèle à sa réputation et joue encore une fois avec un boomerang.

Ca ira mieux demain… j’espère !!

mercredi, mars 19 2008

Faut partir maintenant!

Aujourd’hui j’ai mis les pieds, certainement pour la dernière fois, dans l’entreprise qui fut la mienne pendant plus de 2 ans, cette boite créée avec mon ex. Jusque là ça ne me faisait ni chaud ni froid. Je suis passée devant de nombreuses fois mais je me contentais d’y jeter un œil. Aujourd’hui j’ai eu un pincement au cœur. Pas question de faire le tour du propriétaire, de regarder ce qui a changé. A peine entrée, on me poussait dehors. Je venais chercher ce qui me revenait de droit, on m’a bien fait comprendre que c’était bien là mes derniers droits. De toute façon je ne reconnaissais plus vraiment les lieux, j’ai eu une espèce de sensation d’irréalité en entrant. A peine deux mois que je suis partie et déjà mes souvenirs me trompaient, ce n’est plus « chez moi ».
Une part de moi ne réalise pas que je ne vais plus y retourner. J’ai toujours envie de savoir ce qui s’y passe, envie de voir comment les employés se débrouillent, s’ils n’oublient pas des clients, des commandes…
Mais comme dit mon ex, ça ne me regarde plus : « Tu ne fais plus partie de la société »

Il est là, fier, il règne. Seul maître à bord. Mr le chef d’entreprise. Oui, j’ai une boule dans la gorge en écrivant cela. Oui il y a une part de jalousie et de rancune tenace dans mes mots. Parce que son bonheur m’étouffe, me bouffe. Ce projet nous l’avons monté à deux et il ne m’en reste rien alors que lui garde tout. Il ramène tout à une question de fric. L’argent ne rembourse pas la valeur affective que j’y ai mise. Il garde un outil de travail mais il garde surtout un investissement personnel, il garde tout ce que j’ai donné et rien ne pourra payer ça. Selon lui, c’est de ma faute si je n’ai plus rien, c’est moi qui ai décidé de partir. Bien sur, il est convaincu des vérités qu’il assène.
Lui ça ne lui aurait posé aucun souci que l’on continue à fonctionner de la même manière, moi sur le terrain, lui dans sa tour d’ivoire. Il faut dire que mon ex est un homme partageur. Il partageait avec moi ses désirs, ses colères, ses rancoeurs, ses problèmes et il se partageait même entre plusieurs femmes…Ce doit être ce qu’on appelle donner de sa personne…Alors partager le travail, aucun problème pour lui. Et ça lui aurait coûté moins cher que les deux employés qu’il a du recruter pour me remplacer…

Encore une page à tourner et comme à chaque fois ça me pèse. D’autant que j’ai une réelle aversion pour les conflits. J’aurais souhaité que tout se passe dans le calme et la bonne entente. J’aurais aimé que nous discutions contrairement à ce que nous avons fait durant 11 ans. Sans doute que repensant à son attitude lors de nos derniers échanges j’aurais moins de regrets, sans doute…