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mardi, mai 27 2008

Citations du jour (27 mai 2008)

Une nouvelle catégorie, quelques citations prises ici ou là et qui reflètent mon état d'esprit du jour.

Aujourd'hui :

" Personne n'est plus malheureux que les gens qui ont besoin des autres." W. Dyer.

" Un ami, c'est celui qui devine toujours quand on a besoin de lui." J Renard.

vendredi, mai 23 2008

Rencontre arboricole.

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C’est étrange les rencontres. On se croise souvent, on ne se remarque pas et puis un jour, un regard différent, une autre lumière, une pensée à côté, une émotion fugace et il y a quelque chose ou quelqu’un en face de moi, là où je n’avais rien vu.

Lorsque je l’ai remarqué la première fois, je n’étais pas seule, je marchais, pressée d’impératifs. J’aurais voulu m’arrêter.
Alors il s’est mis à habiter mes pensées. Je n’ai eu de cesse de trouver l’occasion de le retrouver.

Un jour mélancolique, le seul sursaut d’énergie m’a poussé vers lui. Je me suis approchée, doucement, emplissant mon regard de lui. Aucune urgence ne poussait mes pas.
Il était là, où autrement ?
Ancré, frémissant sous la brise.

En moi s’éveille un mélange d’émotions. Une boule dans la gorge, des papillons dans le ventre, des pétillements dans les yeux…Qui est-il pour me troubler ainsi ?
Il ne m’a pas dit son nom, aucune importance, l’essentiel n’est pas là.

Il donne, reçoit, transmet.

On dirait les arbres de contes de fées : grands, épais, tortueux, globuleux, accueillants, solitaires, chauds, sages…
Je m'attends presque à l'entendre me parler.

Je l’imagine demeure de milliers de vies.

Si les farfadets, les lutins, les gobelins, les korrigans et leur petits poulpiquets, les sylphes, les kobolds, les gnomes, les fées, les sorciers, les elfes, les schtroumfs, que sais-je encore… existaient, ils vivraient là. C’est un arbre enchanté et enchanteur.

Il n’est pas jeune, pas mourant, sans doute immortel, il se montre comme le seul capable de ce prodige.

Il est tout près chaque matin quand je me réveille. Je le vois par la fenêtre, la plupart de mes balades cheminent à ses alentours. Depuis les premiers jours, je découvre les chemins, ma route passe sur la sienne presque immanquablement.
Comment ne l’ai-je pas vu auparavant ?
Maintenant je le vois, je ne vois que lui sur ce passage, il vient d’apparaître. C’est un magicien, naturellement.

C’est étrange les rencontres. La vie m’a amené à lui. Peut être qu’elle va m’en éloigner un jour. Il reste empreint dans mes yeux et dans mon cœur. Il est tel que je me représente la perfection arboricole. Mon imagination devenue réalité sous mes yeux éberlués.

Je ne me suis pas approchée assez pour le toucher, pour nous mettre en contact, je n’ose pas, comme si la magie allait se rompre. Une petite distance, tout de même sous le bout de ses branches lui donne toute sa force et lui préserve son mystère.

Bientôt, s’il la dépose au sol, je prendrais une de ses feuilles. Au milieu d’images que je transporte toujours elle aura sa place. Un petit morceau de lui pour symbole d’une nouvelle amitié. Il a sa place parmi mes amis, il en est maintenant.
Soudain j’ai peur de devenir dépendante, de ne plus savoir le quitter, de ne plus pouvoir m’éloigner.
Il ne bougera pas si je suis mon destin.
Et si à un de mes retours il n’étais plus là ? Parti sans me prévenir, victime du temps ou pire…
Il me faut le mettre dans mon cœur, bien ancré, comme il l’est dans son sol pour qu’il y reste à jamais. La douleur de l’absence, je ne sais la supporter.

Pour l’instant il est là. Immuable, indestructible.
Nous avons encore tellement à faire connaissance.
Savourons les jours présents sans les assombrir.
La vie s’occupera bien de notre avenir, proches ou éloignés.

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Pensée d’un jour (d’avant)

Le 26 octobre dernier une idée s’est illuminée dans mon cerveau.
Je venais de rencontrer la lumière faite femme.

Une phrase toute bête mais dont je devrais essayer de me souvenir chaque jour :

  • On change, quand on commence à changer.

Ca semble si simple, si naïf, si évident et pourtant j’ai noté et re-noté ces mots jusqu’à m’en imprégner. Pas encore assez puisque je l’avais oublié avant de ré-ouvrir un carnet qui traînait là.

Me rappeler qu’un pas ne se fait qu’après le précédent : un pas, puis un autre puis encore un autre.

Je pourrais recompter tous les jours de clarté auprès d’elle, il n’y en a pas eu tant, chacun a été un pas, au milieu de si petits que je ne les avais même pas vu.
Chacun de ces jours a dégrippé un rouage.

Je me sens comme un engrenage rouillé, une succession de petites dents qui devraient s’emboîter pour que tout le système roule parfaitement.
Mais ça peine, ça accroche.
Chcrrrrrr voilà ce que j’entends.
Et quand ça se décoince, rapprochant mon pouce et mon index pour former un anneau, je tourne mon poignet et j’imagine le chcrrrr se transformant en chclic.
Chaque petite avancée a fait chclic.
Un rouage de plus qui est passé.

Ca tourne, tout doucement, c’est tout grippé, tout fragile mais quelques pièces ont bougé.
Petit à petit, sous l’effet de la lumière, un peu d’huile peut être, le mécanisme devrait repartir. Ce n’est pas un roulement à bille, pas un solide lancé dans le vide donc ça accrochera encore parfois.

Mais me souvenir que ça tourne, doucement. Et parfois si vite que je me crois prise de vertige au point de tomber.
Ca tourne par là et ça ne reviendra plus en arrière, le dispositif est fait ainsi.
Mais patience : on change quand on commence à changer…

jeudi, mai 22 2008

Balade... en Auvergne.

Je suis retournée sur mes pas de cet hiver.

On a de nouvelles voisines.

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Sympas

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L’herbe a poussé.

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Mon petit copain a bien grandi.

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Les couleurs sont de sortie. Je ne sais pourquoi certains s’amusent à faire des bouquets, la nature fait tellement mieux.

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Quant à lui, il ne change pas…

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mercredi, mai 14 2008

Grrr, pfff, sniff, scrogneugneu etc.…

shtroumpf_grognon.jpg Le compte a rebours est terminé, le mariage est terminé, tout cet épisode est terminé. Je n’ai pas eu le courage de le finir par le jour J à l’heure H. Ca a été encore plus pénible que je ne pensais, ce mec est tombé encore plus bas que je ne pensais. Moitié sadique, moitié vendu, moitié pute, moitié méchant…ça fait trop de moitiés du coup, donc on va dire un peu de chaque et tellement plus encore, mais je ne vais pas remplir mon blog avec toutes ses tares et ses abjections.

C’est donc fini, c’est le printemps, il fait beau, les p'tits oiseaux et patati et patata…
Et je grogne…

J’aime pas le mois de mai (-rde). Et puis j’aime pas quand il fait chaud, quand il y a du soleil…

Je préfère l’hiver, en hiver je n’ai pas besoin d’enlever ma doudoune et mon pull.
Je peux me calfeutrer, me cacher.
En été ça me dérange de me montrer, de m’exposer.
Ils sont là à des terrasses de café, sur des plages bondées à se faire griller.
Et moi je rêve d’un trou isolé, un petit coin discret ou me pelotonner.

C’est bien mignon les rimes mais ça ne fait pas avancer…

Et puis je suis de mauvaise foi, j’aime bien quand il fait chaud, ce que je n’aime pas c’est moi quand il fait chaud, moi qui ne supporte pas le regard des autres. Alors que les autres, franchement, qu’est ce qu’ils en ont à foutre que je ne veuille pas me mettre en maillot de bain ?
Quand il fait chaud on peut se baigner, nager. Dans l’eau je me sens comme un poisson. Sauf que je ne sais pas ce que ressent un poisson…
Je n’aime pas la chaleur et je rêve aux déserts Australiens, aux rencontres avec des kangourous et à de grandes marches sur des plages infinies le long des coraux.
Le tout au soleil, bien entendu…

Au soleil mais seule ou presque…

Je ne sais pas si un jour je vais parvenir à assumer ce que je suis, si je vais m’accepter et m’aimer. J’extrapole les pensées d’autrui, quelle drôle d’idée…

En fait je n’ai rien à dire, je suis juste de mauvais poil depuis quelques semaines. Les nerfs à fleur de peau. Mon moral est à l’opposé du temps. Plus il fait beau dehors, plus c’est couvert à l’intérieur. Brume, orages (ô désespoir…), averses avec quelques éclaircies passagères.

Après avoir été rongée par les larmes, me voilà bouffée par la colère. Sont vraiment morfals les émotions…

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