Pensée d’un jour (d’avant)
Par Shy le vendredi, mai 23 2008, 10:50 - Intro-version - Lien permanent
Le 26 octobre dernier une idée s’est illuminée dans mon cerveau.
Je venais de rencontrer la lumière faite femme.
Une phrase toute bête mais dont je devrais essayer de me souvenir chaque jour :
- On change, quand on commence à changer.
Ca semble si simple, si naïf, si évident et pourtant j’ai noté et re-noté ces mots jusqu’à m’en imprégner. Pas encore assez puisque je l’avais oublié avant de ré-ouvrir un carnet qui traînait là.
Me rappeler qu’un pas ne se fait qu’après le précédent : un pas, puis un autre puis encore un autre.
Je pourrais recompter tous les jours de clarté auprès d’elle, il n’y en a pas eu tant, chacun a été un pas, au milieu de si petits que je ne les avais même pas vu.
Chacun de ces jours a dégrippé un rouage.
Je me sens comme un engrenage rouillé, une succession de petites dents qui devraient s’emboîter pour que tout le système roule parfaitement.
Mais ça peine, ça accroche.
Chcrrrrrr voilà ce que j’entends.
Et quand ça se décoince, rapprochant mon pouce et mon index pour former un anneau, je tourne mon poignet et j’imagine le chcrrrr se transformant en chclic.
Chaque petite avancée a fait chclic.
Un rouage de plus qui est passé.
Ca tourne, tout doucement, c’est tout grippé, tout fragile mais quelques pièces ont bougé.
Petit à petit, sous l’effet de la lumière, un peu d’huile peut être, le mécanisme devrait repartir. Ce n’est pas un roulement à bille, pas un solide lancé dans le vide donc ça accrochera encore parfois.
Mais me souvenir que ça tourne, doucement. Et parfois si vite que je me crois prise de vertige au point de tomber.
Ca tourne par là et ça ne reviendra plus en arrière, le dispositif est fait ainsi.
Mais patience : on change quand on commence à changer…
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